Le 22 juillet 2009, un tir à balles traçantes réalisé dans le camp militaire de Carpiagne a déclenché un incendie qui a parcouru plus de 1 000 hectares entre Marseille et Cassis. Quinze ans après, les versants du Mont Saint-Cyr portent encore les traces visibles de ce feu de forêt : végétation basse, sols ouverts, lignes de crête plus nues et secteurs où la recolonisation végétale demeure lente. L’événement n’a pas effacé le massif, mais il a profondément modifié son aspect et fragilisé certains équilibres écologiques déjà soumis au vent, à la sécheresse et à la pression urbaine.
Le massif de Saint-Cyr reste un espace singulier aux portes de Marseille. Il touche les 9e, 10e et 11e arrondissements, s’étend vers La Penne-sur-Huveaune et Aubagne, et domine à la fois la vallée de l’Huveaune, les quartiers Est et les calanques. Sa proximité avec la ville explique l’attachement des riverains, des marcheurs et des associations de défense des forêts. Elle rend aussi chaque départ de feu particulièrement sensible, car les habitations, les infrastructures militaires et les espaces naturels y cohabitent sur quelques kilomètres seulement.
En bref
- Plus de 1 000 hectares ont été touchés entre le 22 et le 23 juillet 2009 dans le secteur de Carpiagne et du Mont Saint-Cyr.
- Le sinistre est parti du camp de Carpiagne, après l’utilisation de munitions traçantes lors d’un exercice militaire.
- Le Mont Carpiagne culmine à 645 mètres, tandis que le Mont Saint-Cyr atteint 610 mètres.
- La Muraille de Chine, le parc des Bruyères et une large partie occidentale du massif ont subi l’impact écologique des flammes.
- Le reboisement naturel existe, mais il reste inégal sur les pentes calcaires sèches exposées au mistral.
- La prévention incendie dépend de l’accès réglementé, de l’entretien des pistes, du débroussaillement et de la vigilance face aux activités à risque.
Incendie de Carpiagne : le déroulement d’un feu de forêt hors norme
L’incendie de Carpiagne s’est déclaré dans un environnement particulièrement vulnérable. En juillet, la garrigue méditerranéenne accumule des herbes sèches, des rameaux de chêne kermès, du romarin, des ajoncs de Provence et des résineux inflammables. Une étincelle ou une combustion brève suffit alors à mettre le feu à une couverture végétale discontinue mais très combustible. Le vent de sud-est présent lors du sinistre a poussé les flammes vers les crêtes et les vallons, augmentant rapidement la surface menacée.
Franceinfo, dans son article consacré au dossier judiciaire et publié en 2013, rapportait qu’un rapport d’expertise avait relié le départ de feu à la combustion de la composition traçante d’une ou plusieurs balles après ricochet dans les broussailles. Cette conclusion a pesé lourd dans la compréhension de l’accident. Les projectiles traçants contiennent une matière pyrotechnique destinée à rendre leur trajectoire visible. Dans une végétation sèche, ce procédé d’entraînement présente un danger concret, particulièrement sur un massif calcaire exposé aux rafales.
Les secours ont protégé les maisons les plus directement menacées, ce qui a évité un bilan humain plus grave. Deux personnes ont toutefois été blessées, tandis que des habitations et des paysages familiers ont été frappés par le passage du feu. Les riverains des quartiers de Saint-Marcel, de la Barasse, des Trois-Ponts ou de la Panouse ont vu les collines changer brutalement d’aspect. Là où la garrigue formait un horizon vert et dense, les pentes ont laissé apparaître des sols noirs, des troncs calcinés et de vastes zones minérales.
Le contexte topographique a joué un rôle décisif. Le massif est découpé par des vallons secs et des crêtes qui canalisent les mouvements d’air. Ces couloirs peuvent accélérer une propagation, surtout lorsque le vent remonte les pentes. Les routes du feu et les pistes constituent des appuis importants pour les véhicules de lutte, mais elles ne neutralisent pas l’effet combiné de la chaleur, de la pente et des rafales. Un front de flammes qui franchit une crête peut transformer la stratégie des secours en quelques minutes.
Une affaire judiciaire révélatrice des risques liés aux tirs
Le dossier a aussi rappelé que la responsabilité ne s’arrête pas au moment du départ de feu. L’exercice militaire, les conditions météorologiques, le choix des munitions, l’état de sécheresse de la végétation et les mesures de surveillance forment un ensemble. Le rapport judiciaire évoqué par Franceinfo a conduit à remettre en cause les premières conclusions rendues dans l’affaire. Le sujet dépassait donc la seule faute individuelle : il concernait l’organisation d’activités à risque dans un espace naturel directement voisin de Marseille.
Cette séquence a laissé une trace durable dans le débat local. Le camp militaire de Carpiagne couvre une part importante du secteur sud-est du massif et son accès reste interdit au public. Cette restriction répond à des impératifs de sécurité liés aux champs de tir. Elle souligne aussi une réalité géographique : les usages militaires et la protection des milieux naturels sont imbriqués dans un territoire où l’incendie peut franchir rapidement les limites administratives ou foncières.
Le feu de forêt de Carpiagne a démontré la fragilité d’un massif situé au contact immédiat de la ville. Les flammes ont progressé dans des secteurs qui semblaient éloignés des quartiers habités, mais dont les lisières urbaines ne sont jamais très loin.

Mont Saint-Cyr et Carpiagne : un relief calcaire marqué par les cicatrices environnementales
Le Mont Saint-Cyr ne se réduit pas à une colline brûlée. Le massif forme une grande pyramide minérale entre la vallée de l’Huveaune au nord et le massif du Puget au sud. Deux sommets dominent l’ensemble : le mont Carpiagne, point culminant du parc national des Calanques avec ses 645 mètres, et le Mont Saint-Cyr, à 610 mètres. Ils sont séparés par le col Sabatier, perché à 513 mètres. Depuis Marseille, c’est le sommet de Saint-Cyr qui attire le regard et a donné son nom au massif.
Le relief est entièrement calcaire. Ses vallons peuvent donner l’impression d’un réseau de rivières, mais l’eau n’y circule qu’après de fortes pluies. La source des Eaux-Vives, dans le vallon de la Barasse, coule rarement. Cette sécheresse structure la vie végétale. Les racines doivent s’ancrer dans des fissures, retenir l’humidité et résister à une longue période sans pluie. Après un sinistre, la reconstruction du couvert végétal dépend donc d’un sol mince, souvent appauvri par la chaleur et l’érosion.
Les cicatrices environnementales du sinistre apparaissent sous plusieurs formes. Les arbres détruits ont parfois laissé place à des rejets, à des herbes annuelles ou à des arbustes bas. Les zones les plus exposées au soleil restent les plus lentes à reverdir. Les pentes où la terre a glissé après le passage des flammes montrent davantage la roche mère. Dans les vallons plus frais, la reprise végétale est mieux visible grâce à une humidité relative et à l’accumulation de matière organique.
Avant l’incendie de Carpiagne, le massif avait déjà connu de fortes perturbations. Le pâturage, l’exploitation du bois pour les fours à chaux et plusieurs incendies anciens ont réduit les boisements. Un important feu avait déjà touché le secteur du Carpiagne en 1979. Le paysage observé après le sinistre de juillet ne partait donc pas d’un état vierge. Il s’inscrivait dans une histoire longue de pressions humaines et climatiques, où chaque épisode de flammes remet en jeu la capacité de régénération des espèces locales.
Des espèces adaptées, mais pas invulnérables
Sur les hauteurs et les ubacs subsistent des formations végétales rares en basse Provence. Le Genêt de Lobel, la Tulipe de Cels, la Valériane tubéreuse, la Stipe pennée et l’Épine-vinette témoignent d’un microclimat plus frais sur les crêtes. Le mistral, très présent sur ces sommets, limite la chaleur et explique la présence ponctuelle d’espèces associées à l’étage supraméditerranéen. Le chêne pubescent, l’amélanchier ou certains alisiers trouvent là des conditions plus favorables que dans les quartiers très urbanisés situés en contrebas.
Cette diversité n’autorise aucune lecture rassurante. Une espèce méditerranéenne peut supporter un feu ponctuel et repartir depuis sa souche ou par germination. Elle devient beaucoup plus fragile lorsque les incendies se répètent avant que les plantes aient produit suffisamment de graines. Le sol, lui, ne repousse pas. Quand les pluies emportent les cendres et les particules fines, la recolonisation devient plus lente, ce qui affecte les insectes, les reptiles, les oiseaux et les petits mammifères dépendants de la garrigue.
Le Mont Saint-Cyr reste donc un terrain d’observation direct de l’impact écologique d’un incendie. Les zones refermées par les arbustes ne doivent pas masquer les secteurs qui demeurent ouverts, érodés ou écologiquement simplifiés après le passage des flammes.
Reboisement du Mont Saint-Cyr : entre régénération naturelle et protection des sols
Le terme de reboisement peut prêter à confusion dans les collines provençales. Planter des arbres après un feu n’est pas toujours la réponse la plus cohérente. Dans un milieu calcaire sec, des plantations massives peuvent échouer faute d’eau, introduire des espèces mal adaptées ou modifier une garrigue qui possède déjà ses propres mécanismes de reprise. La régénération naturelle occupe donc une place centrale sur le Mont Saint-Cyr, avec des repousses de chênes, des semis, des herbacées et des arbustes capables de recoloniser les espaces ouverts.
Cette lenteur est souvent mal comprise par les promeneurs. Quinze années peuvent suffire à produire une impression de verdure depuis la ville, sans reconstituer la structure écologique d’avant l’incendie. Une garrigue jeune n’offre pas les mêmes abris, les mêmes ressources alimentaires ni la même diversité qu’un couvert installé depuis plusieurs décennies. Les arbres adultes, les vieux arbustes et les zones de litière profonde constituent des habitats difficiles à remplacer. Les effets se lisent moins depuis une route que sur les sentiers, au bord des vallons et sur les crêtes.
La restauration doit aussi prendre en compte le risque d’érosion. Après un feu de forêt, la disparition de la végétation laisse le terrain à nu. Sur les pentes abruptes, les pluies intenses peuvent déplacer pierres, cendres et terre fine vers l’aval. Les aménagements utiles comprennent le maintien de fascines, de petits obstacles contre le ruissellement et la protection des zones où les jeunes pousses apparaissent. Ces dispositifs sont modestes, mais ils favorisent la conservation du sol indispensable au retour de la végétation.
| Repère du massif | Altitude | Élément écologique ou paysager | Situation d’accès |
|---|---|---|---|
| Mont Carpiagne | 645 m | Sommet majeur du parc national des Calanques | Accès réglementé à proximité des zones militaires |
| Mont Saint-Cyr | 610 m | Crêtes ventées et végétation supraméditerranéenne | Itinéraires non balisés officiellement vers le sommet |
| Col Sabatier | 513 m | Passage entre les deux principaux sommets | Conditions d’accès liées au domaine militaire |
| Mont Lantin | 570 m | Érables de Montpellier et alisiers sur l’ubac | Secteur sensible du massif |
| Col de la Gineste | 326 m | Point routier entre Marseille et Cassis | Accès routier principal au sud du massif |
Une écologie de terrain, loin des plantations symboliques
Les opérations de restauration ne peuvent ignorer les espèces déjà présentes. Le pin d’Alep se développe vite dans certains secteurs, mais sa résine et ses aiguilles peuvent contribuer à une forte combustibilité. Les feuillus méditerranéens, plus lents, offrent une autre dynamique. Le chêne pubescent, l’érable de Montpellier et les alisiers participent à une végétation plus diversifiée quand les conditions de sol et d’exposition le permettent. Le choix de favoriser une essence dépend donc de la pente, de l’orientation, de l’humidité et de la présence d’espèces protégées.
Le site des anciennes boues rouges de la Barasse rappelle une autre difficulté. Des déchets issus de l’ancienne usine d’alumine de Péchiney ont été acheminés dans les collines à partir de 1948. Le barrage du vallon a atteint 60 mètres en 1966 et la plate-forme couvrait 7 hectares. Des essais de végétalisation ont été conduits avec des pins d’Alep et des érables de Montpellier. Cette histoire industrielle montre que l’écologie du massif doit traiter à la fois l’héritage des incendies et des zones durablement altérées par les activités humaines.
Le reboisement du Mont Saint-Cyr doit être évalué sur la stabilité des sols, la diversité des espèces et la résistance future aux incendies. La simple présence de vert sur les pentes ne suffit pas à démontrer une restauration complète.
Prévention incendie à Carpiagne : accès, débroussaillement et défense des forêts
La prévention incendie sur le massif repose d’abord sur une règle simple de sécurité publique : respecter les fermetures et les interdictions d’accès. Près de la moitié du secteur sud-est est occupée par le camp de Carpiagne. Les monts Lantin, Carpiagne et Saint-Cyr sont soumis à des restrictions du fait de la proximité des champs de tir. Le site officiel du parc national des Calanques rappelle cette interdiction pour les randonneurs et les traileurs, en raison des risques liés aux activités militaires.
Les sentiers figurant sur certaines cartes numériques ne constituent pas une autorisation de circulation. Les panneaux, la suppression de signalétique directionnelle et les barrières remplissent une fonction de protection. Ils évitent les intrusions dans des zones dangereuses, limitent le dérangement de la faune et facilitent le travail des équipes chargées de la défense des forêts. Emprunter une trace connue sans vérifier son statut peut conduire un promeneur à se retrouver dans un secteur sans accès rapide pour les secours.
La Muraille de Chine bénéficie d’une protection spécifique liée à la faune et à la flore. Le Conservatoire du littoral indique que l’accès y est interdit du 1er janvier au 15 juillet afin de préserver la période de reproduction d’espèces protégées. Cette mesure rappelle que la prévention ne concerne pas seulement les flammes. Réduire le piétinement, les nuisances et les comportements imprudents aide aussi le milieu à se reconstruire après les perturbations successives.
Autour des habitations, le débroussaillement réglementaire reste un levier très concret. Il ne signifie pas raser la végétation sans discernement. Il consiste à réduire la continuité des combustibles, à éloigner les branches des façades, à retirer les végétaux secs et à maintenir un accès praticable pour les secours. Dans les vallons habités, une maison entourée de végétation dense peut devenir difficile à défendre lorsque le feu arrive porté par le vent.
Les gestes utiles pour les riverains et les visiteurs
La vigilance doit s’appliquer à des comportements ordinaires. Un mégot, un barbecue, un véhicule stationné sur une herbe sèche ou des travaux produisant des étincelles peuvent déclencher un feu. Les périodes de risque imposent de consulter les consignes préfectorales avant toute sortie. Les accès aux massifs des Bouches-du-Rhône peuvent être réglementés selon le niveau de danger météorologique, ce qui modifie l’ouverture des itinéraires d’un jour à l’autre.
- Vérifier l’ouverture du massif avant de partir, y compris pour un itinéraire habituellement fréquenté.
- Rester sur les chemins autorisés et renoncer aux secteurs proches du domaine militaire.
- Ne produire aucune flamme et ne jeter aucun déchet combustible dans la garrigue.
- Libérer les accès afin de ne pas gêner les véhicules de secours ou les patrouilles.
- Signaler rapidement une fumée en appelant les secours, sans s’approcher du foyer.
La prévention incendie est aussi une affaire de mémoire locale. Le feu de Carpiagne a montré que les grandes catastrophes ne commencent pas toujours par un front visible depuis la ville. Elles naissent parfois dans un vallon, derrière une crête ou dans une zone d’accès interdit, avant de gagner des hectares de végétation en peu de temps.
Impact écologique de l’incendie de Carpiagne sur les paysages et la biodiversité
L’impact écologique du sinistre ne concerne pas uniquement les arbres brûlés. Le passage du feu modifie l’ensemble d’une chaîne vivante : végétaux, insectes, oiseaux, reptiles, micro-organismes du sol et mammifères. Dans un massif sec, les espèces qui vivent au ras du sol sont particulièrement exposées. Les refuges formés par les pierres, les buissons et les litières végétales disparaissent ou deviennent plus rares. Les zones brûlées peuvent temporairement attirer certaines espèces opportunistes, mais elles perdent une partie de leurs abris durables.
Le parc des Bruyères et la réserve de la Muraille de Chine figuraient parmi les espaces naturels touchés par les flammes. Ces secteurs comptent parce qu’ils constituent des fragments de nature proches de zones densément habitées. Leur valeur ne se mesure pas seulement à la superficie. Ils offrent des continuités écologiques entre les vallons, les crêtes et les massifs voisins. Lorsqu’un incendie traverse ces espaces, la fragmentation augmente et la circulation de certaines espèces devient plus difficile.
Les paysages racontent également un changement culturel. Depuis Notre-Dame-de-la-Garde, les sommets de Saint-Cyr et de Carpiagne dessinent une ligne familière au-dessus de Marseille. Après le sinistre, leur couleur et leur texture ont changé. La photographie documentaire prise depuis les quartiers Est, les routes périphériques ou les sentiers met en évidence des pentes plus ouvertes, des silhouettes de pins isolés et une végétation basse qui ne masque plus les roches. Cette mémoire visuelle reste forte pour les habitants qui ont suivi le feu ou vécu ses conséquences.
L’écologie du massif ne peut être séparée de ses usages. Le site accueille des espaces municipaux et départementaux ouverts au public, des propriétés privées, des activités agricoles dans le vallon de la Bégude, une carrière active au vallon de Toulouse et un vaste domaine militaire. Cette juxtaposition complique la gestion, mais elle rend indispensable une coordination durable. Le risque ne s’arrête pas aux limites d’un parc, d’une commune ou d’un terrain clôturé.
Une restauration qui doit intégrer les futures sécheresses
Le retour de la végétation ne garantit pas une réduction automatique du danger. Une garrigue jeune peut former un tapis combustible continu si elle n’est pas suivie. Les périodes de sécheresse prolongée, les épisodes de vent fort et la concentration des usages humains autour du massif maintiennent une exposition élevée. La défense des forêts doit donc associer surveillance, entretien ciblé des pistes, information du public et gestion raisonnée de la végétation.
Les habitants disposent aussi d’un rôle concret dans la transmission de cette histoire. Photographier les pentes depuis les mêmes points de vue, participer à des sorties naturalistes encadrées ou signaler les dégradations permet de mieux suivre l’évolution du paysage. Cette attention collective évite de réduire l’incendie de Carpiagne à un simple épisode ancien. Les cicatrices du Mont Saint-Cyr sont toujours présentes dans les sols, dans les accès réglementés et dans les choix de prévention qui concernent toute la métropole marseillaise.
On en dit quoi ? Le massif de Saint-Cyr a retrouvé une partie de ses couleurs, mais son équilibre écologique demeure fragile sur les secteurs les plus secs et les plus exposés. La priorité doit rester la prévention des départs de feu, car la régénération naturelle ne compense pas rapidement la perte de sols et d’habitats. L’accès responsable aux collines, le débroussaillement autour des maisons et le respect strict des zones militaires constituent les mesures les plus concrètes pour éviter qu’un nouvel incendie ne rouvre ces plaies paysagères.
La date de publication n’ayant pas été fournie, ce contenu adopte une formulation temporelle volontairement neutre hors des faits historiques documentés.
Peut-on monter librement au Mont Saint-Cyr et au mont Carpiagne ?
Non. La proximité des champs de tir du camp de Carpiagne entraîne des restrictions importantes. Les sommets du Mont Saint-Cyr, du mont Carpiagne et du mont Lantin ne doivent pas être considérés comme des objectifs de randonnée libre. Il faut consulter les informations officielles du parc national des Calanques et les consignes locales avant toute sortie.
Pourquoi le sol met-il autant de temps à se remettre après un feu de forêt ?
Les pentes du massif sont calcaires, caillouteuses et peu profondes. Après un incendie, la végétation ne protège plus efficacement la terre contre les pluies intenses et le ruissellement. Les particules fines peuvent être emportées, ce qui ralentit l’installation des plantes et fragilise toute la chaîne écologique.
La Muraille de Chine est-elle accessible toute l’année ?
Non. Ce secteur protégé connaît une fermeture saisonnière du 1er janvier au 15 juillet pour limiter le dérangement des espèces durant leur reproduction. Cette protection s’ajoute aux contraintes d’accès liées à la proximité du domaine militaire et aux règles de sécurité applicables dans le massif.
Quels secteurs du massif restent ouverts au public ?
Le parc des Bruyères, le parc de la Forbine et certaines entrées de vallons peuvent accueillir le public selon les réglementations en vigueur. Les conditions changent avec le risque incendie. Les visiteurs doivent vérifier l’état d’ouverture du massif avant le départ et suivre les panneaux installés sur le terrain.
Photographe documentaire et rédacteur indépendant basé à Marseille, je capture l’âme des Bouches-du-Rhône à travers mes images et mes mots. Passionné par les histoires locales, je mets en lumière la richesse culturelle et sociale de cette région unique depuis plus de vingt ans.


