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Cathédrale de la Major : histoire et visite de la plus grande cathédrale de Marseille

Longue de 146 mètres, dotée d’une coupole culminant à près de 70 mètres et capable d’accueillir jusqu’à 3 000 personnes, la Cathédrale de la Major impose sa silhouette rayée face à la Méditerranée. À Marseille, elle occupe une place singulière entre le Vieux-Port, le quartier du Panier, la Joliette et le MuCEM. Son volume, ses dômes et ses deux tours se découvrent depuis les quais comme depuis la mer, ce qui explique son rôle durable de repère pour les habitants, les marins et les visiteurs.

La cathédrale Sainte-Marie-Majeure, que les Marseillais nomment simplement la Major, raconte l’ambition d’une ville portuaire au XIXe siècle. Elle associe une liturgie catholique vivante, une architecture romano-byzantine spectaculaire et un patrimoine artistique d’une rare densité. La visite permet aussi de mesurer le contraste entre les pierres médiévales de la Vieille Major et ce vaste monument achevé à la fin du XIXe siècle, sur un front de mer profondément transformé.

En bref

  • La Cathédrale de la Major a été construite entre 1852 et 1893.
  • Elle mesure 146 mètres de long et sa coupole principale atteint près de 70 mètres.
  • Son décor associe pierre verte de Florence, pierre blanche de Calissanne, marbre de Carrare, onyx et mosaïques de Venise.
  • La Vieille Major conserve des vestiges romans datant du XIIe siècle.
  • La visite est libre dans l’édifice, sous réserve des offices et des cérémonies religieuses.

Histoire de la Cathédrale de la Major à Marseille : de la Vieille Major au grand chantier du XIXe siècle

L’histoire de la Cathédrale de la Major commence bien avant l’édifice visible aujourd’hui. Le site religieux, installé à l’entrée nord du Vieux-Port, a accueilli plusieurs constructions successives. La partie conservée de la Vieille Major remonte au XIIe siècle. Elle rappelle que Marseille possédait déjà une cathédrale médiévale au sein d’un tissu urbain dense, proche des activités maritimes et commerciales qui animaient la ville.

Cette ancienne église romane a été partiellement démolie lorsque Marseille a choisi de bâtir une cathédrale beaucoup plus vaste. Le projet répondait à une volonté urbaine et politique nette : donner à la ville un édifice religieux à l’échelle de son port, de son expansion démographique et de ses ambitions méditerranéennes. Les vestiges de la Vieille Major restent visibles à proximité et apportent une lecture précieuse du patrimoine local. La juxtaposition des deux constructions montre l’écart entre une cathédrale médiévale ramassée et une église monumentale pensée pour marquer le paysage.

La première pierre posée par Louis-Napoléon Bonaparte

Le 26 septembre 1852, Louis-Napoléon Bonaparte pose la première pierre de la nouvelle cathédrale. Le chantier s’ouvre dans une période où Marseille se transforme avec l’essor des échanges maritimes, la création de nouveaux bassins portuaires et l’aménagement des quartiers du littoral. La future Major devait participer à cette image de puissance, en offrant un monument immédiatement identifiable à l’approche de la ville.

L’architecte Léon Vaudoyer dessine un plan en croix latine et choisit un vocabulaire romano-byzantin. Ce parti rompt avec la domination du gothique dans de nombreux grands édifices religieux français. Vaudoyer imagine un bâtiment inspiré à la fois par les églises romanes d’Italie, les sanctuaires byzantins et les architectures méditerranéennes. Les clochers, les coupoles et les arcs réunissent ces références sans chercher à reproduire un modèle unique.

Le chantier se prolonge durant plus de quarante ans. Léon Vaudoyer ne voit pas l’achèvement de son œuvre. Henri-Jacques Espérandieu, puis Henri Antoine Révoil, poursuivent les travaux en respectant l’esprit général du projet. Cette continuité explique la grande cohérence de l’ensemble, malgré la longueur de la construction et la succession des responsables.

L’inauguration de 1893 et le rôle religieux de la Major

La cathédrale est inaugurée le 30 novembre 1893. Elle devient rapidement l’un des édifices religieux les plus remarqués de France. En 1896, le pape Léon XIII lui accorde le titre de basilique mineure. Elle est classée monument historique depuis 1906 et demeure le siège de l’évêque de Marseille. Ces statuts soulignent la double nature de l’édifice : lieu de culte actif et élément majeur du patrimoine national.

La dédicace à Sainte-Marie-Majeure place la Vierge Marie au centre de la vie liturgique du sanctuaire. Le 15 août, jour de l’Assomption, la cathédrale accueille une célébration particulièrement importante. Une messe et une procession rassemblent alors les fidèles autour de cette tradition mariale. Cette présence religieuse donne à la visite une dimension concrète : la Major n’est pas un décor figé, puisqu’elle reste utilisée pour les offices, les cérémonies et certains événements diocésains.

Le monument conserve aussi le souvenir de Monseigneur de Belsunce, évêque de Marseille pendant la peste de 1720. Sa statue en bronze, installée sur le parvis, évoque cet épisode tragique de l’histoire marseillaise. Le choix de cette figure rappelle que la cathédrale s’inscrit dans une mémoire urbaine plus large que sa seule période de construction.

La succession entre la Vieille Major et la nouvelle cathédrale permet donc de lire près de neuf siècles d’histoire religieuse, architecturale et urbaine sur quelques centaines de mètres. La pierre romane, les dômes du XIXe siècle et le front de mer contemporain se répondent directement dans ce secteur du 2e arrondissement.

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Architecture de la Cathédrale de la Major : pierres rayées, coupoles et plan romano-byzantin

L’architecture de la Cathédrale de la Major se reconnaît immédiatement à son appareillage alterné de pierre verte de Florence et de pierre blanche de Calissanne. Cette alternance produit les bandes horizontales qui ont inspiré le surnom populaire de « pyjama ». Le terme est familier, mais il exprime bien l’effet visuel du bâtiment : la façade et les volumes se lisent de loin grâce à cette opposition de couleurs.

Le choix des matériaux dépasse l’effet décoratif. La Major rassemble des pierres et des marbres issus de plusieurs régions méditerranéennes : pierre de Calissanne, pierre du Gard, marbre blanc de Carrare, onyx d’Italie et de Tunisie, porphyre et mosaïques de Venise. Cette diversité traduit une ambition propre à Marseille, ville de circulation des hommes, des marchandises et des références artistiques. Chaque matériau contribue à la richesse des surfaces extérieures comme intérieures.

Un édifice monumental organisé en trois parties

La cathédrale se compose d’un portique monumental flanqué de deux tours, d’une nef très développée et d’un massif oriental qui regroupe les espaces du sanctuaire. Les tours-porches donnent à l’entrée une allure presque fortifiée. Elles structurent la façade, tandis que les coupoles adoucissent la ligne générale par leurs formes arrondies. Cette combinaison distingue la Major dans le paysage religieux français.

Le plan en croix latine organise les circulations. La longue nef conduit vers le transept et le chœur, où se concentrent les éléments liturgiques. Les arcs, les piliers et les contreforts distribuent les charges du bâtiment. Les dômes renforcent l’impression de hauteur tout en diffusant la lumière selon des angles variés. Depuis l’intérieur, la perception des volumes change à mesure que le visiteur se rapproche du centre de l’édifice.

Élément architectural Mesure ou matériau Effet lors de la visite
Longueur totale 146 mètres Perspective très profonde depuis le portail
Coupole principale Près de 70 mètres de haut Point de repère visible depuis le front de mer
Diamètre de la coupole 18 mètres Volume central largement ouvert
Nef principale 20 mètres de large Circulation fluide et vaste capacité d’accueil
Façades Pierres vertes et blanches Aspect rayé caractéristique de la Major

Les influences de l’Orient et de l’Occident

Le projet de Léon Vaudoyer fait cohabiter plusieurs traditions. Les clochers évoquent les églises occidentales, tandis que les dômes et les coupoles renvoient à l’architecture byzantine, notamment aux silhouettes visibles à Istanbul. Des éléments décoratifs rappellent aussi certaines cathédrales italiennes, telles que celles de Lucques ou de Sienne. La Major ne copie pas ces monuments : elle compose un ensemble inédit adapté à son emplacement marseillais.

Cette architecture tranche avec l’image attendue d’une cathédrale française. Les visiteurs habitués aux flèches gothiques de Chartres, Reims ou Amiens découvrent ici des volumes plus larges, des courbes affirmées et un décor coloré. La comparaison aide à saisir la particularité de la Major, qui appartient pleinement au XIXe siècle tout en convoquant des formes plus anciennes.

Depuis l’esplanade, les proportions deviennent plus lisibles. Les tours encadrent la façade, les dômes dominent le corps de l’église et les contreforts rythment les côtés. La mer, visible à quelques pas, renforce la dimension méditerranéenne du site. Cette implantation explique pourquoi la cathédrale demeure un sujet apprécié des photographes : elle offre des cadrages très différents depuis les quais, le MuCEM, le Fort Saint-Jean ou les ruelles du Panier.

La Major constitue ainsi un monument de pierre et de lumière, conçu pour être vu de près comme à distance. Son architecture résulte d’un programme cohérent, où les matériaux, les proportions et les influences culturelles participent au même geste urbain.

Visite de la Cathédrale de la Major : décor intérieur, œuvres et repères à observer

La visite de la Cathédrale de la Major commence souvent par le portail et les statues de la façade. Le Christ, les apôtres, saint Pierre, saint Paul et plusieurs saints de Provence y figurent. Ces sculptures introduisent le programme religieux de l’édifice avant même l’entrée dans la nef. Elles sont conçues pour être vues depuis le parvis, où le recul permet d’apprécier l’ampleur du décor.

L’accès à l’intérieur est généralement libre. Il convient néanmoins de respecter les horaires d’ouverture, les offices et les éventuelles cérémonies. Une tenue adaptée au caractère religieux du lieu reste attendue. Le silence facilite la découverte des détails décoratifs et préserve les conditions de recueillement pour les personnes venues prier.

La nef, les mosaïques et le jeu des matières

La nef principale mesure 20 mètres de large et s’élève à plus de 60 mètres sous la coupole centrale. Ces dimensions créent une sensation d’espace immédiate. Le regard monte vers les voûtes, puis revient vers les colonnes, les sols et les autels. L’édifice peut accueillir jusqu’à 3 000 fidèles, ce qui explique ses proportions généreuses et la largeur de ses circulations.

Les mosaïques constituent l’un des grands intérêts de la visite. Réalisées avec des matériaux venus de Venise, elles développent des scènes bibliques et des références à la Vierge Marie. Leur éclat varie selon la lumière extérieure et l’éclairage intérieur. Le visiteur gagne à prendre le temps d’observer les fonds dorés, les contours des figures et les variations de couleur entre les différentes zones du sanctuaire.

Le marbre blanc de Carrare, l’onyx et le porphyre participent eux aussi au caractère très construit du décor. La Major ne repose pas sur une seule matière dominante. Les architectes et les artistes ont recherché des contrastes de couleur, de texture et de brillance. Cette multiplication des matériaux explique l’impression de richesse qui se dégage de la cathédrale, même lorsque l’affluence est importante.

Œuvres à repérer pendant la découverte

Plusieurs pièces méritent une attention particulière. Les statues des quatre évangélistes sont dues à Louis Botinelly. Auguste Carli a réalisé le groupe du Christ et de Sainte Véronique. Jules Cantini est associé au ciborium en onyx ainsi qu’à plusieurs autels. Ces noms permettent de replacer le décor dans la création artistique marseillaise et provençale de la fin du XIXe siècle.

Le tombeau de saint Eugène de Mazenod compte également parmi les éléments remarquables du sanctuaire. Évêque de Marseille et fondateur des Missionnaires Oblats de Marie Immaculée, il demeure une figure importante de la vie catholique locale. Sa présence dans l’édifice rappelle que la Major accueille aussi une mémoire spirituelle liée à la ville.

  • Observer les bandes de pierre verte et blanche dès le parvis.
  • Lever les yeux vers la coupole centrale avant de rejoindre le chœur.
  • Identifier les cycles de mosaïques consacrés à la Vierge et aux récits bibliques.
  • Repérer les œuvres attribuées à Louis Botinelly, Auguste Carli et Jules Cantini.
  • Prendre un moment devant le tombeau de saint Eugène de Mazenod.
  • Regarder la façade depuis l’esplanade pour comprendre l’équilibre entre tours et dômes.

Une visite attentive demande un rythme lent, car la cathédrale recèle de nombreux détails placés en hauteur ou dans les chapelles latérales. Les familles peuvent transformer cette découverte en parcours d’observation : repérer les animaux symboliques, comparer les marbres et chercher les figures de saints. Cette méthode donne des points d’appui simples sans réduire le lieu à une succession d’images.

La Major accueille aussi des concerts de musique sacrée et des rendez-vous culturels lorsque le calendrier religieux le permet. Son acoustique met en valeur les voix, les orgues et les formations instrumentales. La programmation varie, ce qui rend utile une vérification auprès de la cathédrale ou des organisateurs avant le déplacement.

La richesse intérieure justifie de réserver un temps réel à cette étape de la visite. Les mosaïques, les sculptures et les matériaux racontent l’ambition artistique d’un monument conçu comme une grande église méditerranéenne.

La Major dans Marseille : itinéraire de visite entre le Panier, le MuCEM et le Vieux-Port

La Cathédrale de la Major se situe place de la Major, dans le 2e arrondissement de Marseille. Sa position rend possible une visite à pied associant patrimoine religieux, musées, architecture contemporaine et promenades maritimes. Le Panier commence tout près, avec ses rues étroites, ses façades anciennes et ses places en pente. Le Vieux-Port se rejoint en descendant vers le sud, tandis que le MuCEM et le Fort Saint-Jean se trouvent à quelques minutes de marche.

Cette proximité est un atout concret pour le tourisme. La cathédrale n’exige pas un détour isolé : elle s’intègre naturellement à une journée de découverte du centre historique. Les visiteurs arrivant par le métro au Vieux-Port peuvent longer les quais, passer devant l’Hôtel de Ville, traverser les abords du Panier et rejoindre la Major par le front de mer. L’itinéraire révèle progressivement les coupoles, puis la façade entière.

Le parvis et le regard vers la Méditerranée

Le parvis offre une vue dégagée sur la mer. La statue de Monseigneur de Belsunce y rappelle son action pendant l’épidémie de peste de 1720. Elle constitue un repère historique, mais aussi un bon point pour observer l’ensemble de la façade. Les lignes rayées se distinguent particulièrement lorsque la lumière est latérale, car les reliefs des sculptures et des arcs gagnent alors en profondeur.

Pour la photographie, plusieurs points de vue se complètent. Depuis l’esplanade, l’objectif peut saisir la symétrie des tours. Depuis les abords du MuCEM, la cathédrale apparaît avec les bassins et les installations portuaires. Depuis le Panier, les ruelles encadrent parfois les coupoles au-dessus des toits. Il faut toutefois éviter de gêner les accès, les offices ou les visiteurs en se plaçant devant les portes.

Un quartier où les époques se rencontrent

La Joliette et le front de mer ont connu de vastes mutations urbaines. Autour de la Major, les anciens espaces portuaires côtoient des équipements culturels, des promenades et des bâtiments contemporains. Le MuCEM, avec son architecture de béton ajouré, crée un contraste fort avec les marbres, les pierres et les dômes de la cathédrale. Cette proximité donne une image précise de Marseille : une ville où les strates historiques restent visibles dans un périmètre réduit.

Le Fort Saint-Jean prolonge utilement la visite. Ses remparts permettent de regarder la Major depuis une hauteur modérée, avec le Vieux-Port et les collines urbaines dans le champ. En descendant ensuite vers le port, le visiteur retrouve les bateaux, les terrasses et les accès aux autres quartiers centraux. L’ensemble se parcourt facilement à pied si l’on prévoit des chaussures adaptées aux pavés et aux dénivelés du Panier.

Étape Distance approximative à pied Élément principal à observer
Vieille Major À proximité immédiate Vestiges romans du XIIe siècle
MuCEM Environ 200 mètres Vue latérale sur les coupoles
Fort Saint-Jean Environ 400 mètres Panorama sur le port et la cathédrale
Vieux-Port Environ 1 kilomètre Promenade maritime et façade urbaine
Centre du Panier Environ 500 mètres Ruelles historiques et vues en hauteur

Les visiteurs intéressés par la culture peuvent organiser leur parcours en deux temps : la Major et le MuCEM d’un côté, le Panier et le Vieux-Port de l’autre. Cette organisation évite les allers-retours et laisse une place aux pauses sur les quais. Elle permet aussi de découvrir la cathédrale à plusieurs moments de la journée, avec une lumière différente sur les pierres colorées.

Le secteur de la Major fonctionne comme une porte entre la Marseille ancienne, le port historique et les grands équipements culturels du littoral. Cette situation donne à l’édifice une importance urbaine qui dépasse largement son rôle liturgique.

Patrimoine, culture et célébrations : la place de la Cathédrale de la Major dans la vie marseillaise

La Cathédrale de la Major reste un lieu de culte actif. Les messes, les cérémonies diocésaines et les grands temps du calendrier chrétien rythment la vie du bâtiment. Cette activité impose une règle simple aux visiteurs : la découverte touristique doit s’adapter aux usages religieux. Lors d’un office, la nef n’est pas un espace d’exposition, mais un lieu où se rassemble une communauté.

La fête de l’Assomption, le 15 août, constitue l’un des rendez-vous les plus marquants. La dédicace de la cathédrale à Sainte-Marie-Majeure donne à cette célébration une résonance particulière. La procession et la messe attirent des fidèles venus honorer la Vierge Marie. Pour les personnes de passage, cette journée permet d’observer une tradition vivante de Marseille, avec ses codes religieux, son attachement local et sa dimension collective.

Un monument protégé qui demande une attention constante

Le classement au titre des monuments historiques protège la Major, mais la préservation d’un édifice de cette taille reste exigeante. Les pierres, les joints, les mosaïques et les sculptures subissent les effets du temps, de l’humidité marine et de la fréquentation. La proximité de la mer fait partie de l’identité du site ; elle impose aussi une surveillance régulière des matériaux et des décors.

Le respect du patrimoine commence par des gestes simples pendant la visite. Il est préférable de ne pas toucher les sculptures, les autels et les éléments décoratifs. Les zones fermées au public doivent le rester, même lorsque l’envie de photographier un détail est forte. La conservation dépend aussi de cette attention quotidienne, partagée entre les responsables du lieu et les milliers de personnes qui le traversent.

La musique et les rendez-vous culturels dans la nef

Les volumes de la Major favorisent l’organisation de concerts, notamment de musique sacrée, chorale ou instrumentale. Les résonances prolongent les voix et donnent une ampleur particulière aux programmes interprétés dans la nef. Ces événements doivent conserver la cohérence du lieu : la culture y trouve sa place lorsqu’elle respecte l’identité religieuse et patrimoniale de la cathédrale.

La programmation culturelle peut attirer un public qui n’aurait pas franchi spontanément les portes du monument. Elle sert alors de point d’entrée vers l’histoire de l’édifice, son décor et son rôle dans Marseille. La qualité acoustique ne dispense pas d’une écoute attentive : les longues réverbérations modifient la perception des instruments et des paroles, en particulier depuis les derniers rangs.

Pour préparer une visite, il est utile de distinguer trois moments : l’accès libre pour admirer l’architecture, la participation à un office pour vivre la dimension spirituelle, et un concert pour découvrir l’acoustique de la nef. Chaque expérience donne une lecture différente de la Major. Les horaires et les conditions d’accès peuvent varier selon le calendrier religieux ou culturel ; une vérification directe avant le déplacement reste recommandée.

La force de la cathédrale tient à cette présence continue dans la ville. Elle accueille la prière, elle abrite des œuvres majeures et elle structure un paysage fréquenté par les habitants comme par les voyageurs. Sa valeur patrimoniale prend corps dans ces usages successifs, au cœur d’un quartier où le passé portuaire et la création culturelle restent étroitement liés.

Conseils pratiques pour visiter la Cathédrale de la Major à Marseille dans de bonnes conditions

La visite de la Cathédrale de la Major se prépare facilement, mais quelques repères évitent de passer à côté des détails essentiels. L’édifice se trouve place de la Major, dans un secteur très fréquenté entre le Panier, la Joliette, le MuCEM et le Vieux-Port. L’accès à pied est souvent le plus agréable, car il permet de mesurer l’effet progressif de la façade sur le front de mer.

Une première découverte peut durer de trente minutes à une heure. Ce temps suffit pour parcourir la nef, observer la coupole, regarder les mosaïques et faire le tour des principales chapelles. Les passionnés d’architecture ou de photographie peuvent facilement y consacrer davantage de temps, surtout en combinant la visite intérieure avec les points de vue depuis l’esplanade et les abords du MuCEM.

Préparer son passage dans la cathédrale

La Major accueille des offices et des cérémonies. Les horaires de visite peuvent donc évoluer, tout comme les accès à certaines parties de l’édifice. Avant de venir, consulter les informations publiées par la cathédrale ou par les institutions touristiques de Marseille permet de vérifier les conditions du jour. Cette précaution est particulièrement utile lors des fêtes religieuses, des mariages, des concerts et des célébrations diocésaines.

La tenue doit respecter le caractère du lieu. Les visiteurs sont invités à parler bas, à couper la sonnerie de leur téléphone et à éviter les déplacements bruyants près des personnes en prière. Les photographies sans gêne pour le culte sont généralement plus faciles à réaliser lorsque l’affluence est modérée. Un appareil ou un téléphone réglé sans flash limite les risques pour les œuvres et préserve l’ambiance intérieure.

Associer la Major à une journée de tourisme culturel

Le parcours le plus cohérent consiste à relier la cathédrale à la Vieille Major, au MuCEM, au Fort Saint-Jean, puis au Vieux-Port. Le Panier peut s’ajouter avant ou après, selon le point de départ. Cette promenade offre une lecture très complète de Marseille : vestiges médiévaux, architecture religieuse du XIXe siècle, fortifications, musée contemporain et activité portuaire se succèdent sans nécessiter de longs trajets.

Le parvis est particulièrement intéressant pour observer les matériaux et la composition de la façade. À l’intérieur, il est utile de commencer par regarder la nef dans son ensemble, puis de revenir vers les détails. Cette méthode évite de se perdre immédiatement dans l’abondance des marbres, des mosaïques et des statues. Le décor devient plus compréhensible lorsque l’on perçoit d’abord l’organisation générale du bâtiment.

Les personnes accompagnant des enfants peuvent leur proposer une recherche visuelle précise : trouver les bandes vertes et blanches, compter les coupoles visibles depuis l’extérieur, repérer les évangélistes ou distinguer les zones de mosaïque. Ce type d’observation rend la visite active sans perturber le calme de la cathédrale. Il aide aussi à faire comprendre que les détails décoratifs ont une fonction religieuse et narrative.

Pour les voyageurs disposant de peu de temps, la Major mérite une halte prioritaire lors d’un passage au MuCEM ou sur le Vieux-Port. Son architecture extérieure est déjà remarquable, mais l’intérieur apporte les éléments qui donnent toute sa cohérence au monument. La combinaison des deux approches permet de saisir l’ampleur de ce patrimoine marseillais.

La visite devient particulièrement convaincante lorsqu’elle associe l’histoire du site, l’observation des matériaux et la découverte du quartier. La Major s’inscrit alors dans une expérience complète de Marseille, entre spiritualité, culture, mer et mémoire urbaine.

On en dit quoi ?

La Cathédrale de la Major mérite une place prioritaire dans un séjour à Marseille, car elle réunit une architecture singulière, des œuvres importantes et un emplacement exceptionnel face à la mer. Son principal atout reste la cohérence entre son ampleur extérieure et la richesse de son décor intérieur. La visite prend tout son sens en l’associant à la Vieille Major, au MuCEM et au Fort Saint-Jean. Les voyageurs qui se contentent d’une photo depuis l’esplanade passent à côté des mosaïques, des marbres et des volumes qui font la personnalité de l’édifice.

La visite de la Cathédrale de la Major est-elle payante ?

L’accès à la cathédrale est généralement libre. Des restrictions peuvent s’appliquer pendant les offices, les cérémonies religieuses ou certains événements culturels. Il est préférable de vérifier les informations pratiques publiées par la cathédrale avant le déplacement.

Combien de temps faut-il prévoir pour visiter la Major ?

Une visite de trente minutes permet de voir la nef, la coupole et les principaux décors. Compter une heure offre davantage de temps pour observer les mosaïques, les chapelles, les sculptures et les vues depuis le parvis.

Comment se rendre à la Cathédrale de la Major depuis le Vieux-Port ?

La cathédrale se rejoint à pied en longeant le front de mer et les abords du Panier. Le trajet permet de passer près de l’Hôtel de Ville, du Fort Saint-Jean et du MuCEM selon l’itinéraire choisi.

Peut-on prendre des photos à l’intérieur de la cathédrale ?

Les photographies sont à réaliser dans le respect des offices, des fidèles et des consignes affichées sur place. Éviter le flash et les prises de vue intrusives permet de protéger les œuvres et de préserver le calme du sanctuaire.

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